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Sainte-Cité Cathare

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Drago Srdjanevic
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Sainte-Cité Cathare

Message par Drago Srdjanevic » 25 juil. 2017, 12:26

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La Sainte-Cité Cathare, est le lieu le plus Saint pour l'Eglise Pastelite de la Maison Commune. Ce rite chrétien voit en effet dans cette cité médiévale l'incarnation parfaite de la croyance cathare du dualisme du Monde.

Les Bonnes Gens, cathares de culture catalanes, y ont effectivement été persécutés par la Croisade papale des Albigeois. Cet épisode historique a durablement nourri un sentiment de rancœur contre les catholiques français, et marqué le nationalisme catalo-occitan qui a permis la perpétuation du rite cathare jusqu'à nos jours.

L'Eglise Pastelite est aujourd'hui l'héritière des croyances cathares. A ce titre, le pèlerinage à la Sainte-Cité est un acte de contrition permettant d'accéder à l'élévation de l'âme pour les fidèles. Le pèlerinage s'effectue traditionnellement à pied, depuis Aspen ou Casarastra, qui forment historiquement les deux principales communautés pastelites, en dehors de Pastelac même.

Les Parfaits résident ici-même à la Sainte-Cité.

Le Protecteur séculier de l'Eglise Pastelite, l'Imperatore de Frôce et Madagascar, est le détenteur symbolique des clés de la Cité.


Toute personne souhaitant acter sa conversion au rite Pastelite et ainsi rejoindre la communauté des Bonnes Gens, peut ici en formuler la demande, afin de recevoir le sacrement du Melhorament officié par un Parfait.

Les fidèles souhaitant prétendre au titre de Parfait peuvent, eux, demander l'ordination par le sacrement du Consolament.

La visite de la Sainte-Cité est libre, tout comme le pèlerinage.
Modifié en dernier par Drago Srdjanevic le 30 juil. 2017, 10:54, modifié 1 fois.



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Vittorio di Savoia-Carignano
Imperatore de Frôce et de Madagascar
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Re: Sainte-Cité Cathare

Message par Vittorio di Savoia-Carignano » 27 juil. 2017, 23:32

Fidèle à une tradition familiale de la famille Savoie-Carignan, Vittorio se rendit dans la Sainte Cité Cathare, dont il détenait officiellement les clés. Discret sur la scène politique frôceuse, cette visite ne fut pas annoncée, afin d'éviter à l'Imperatore d'avoir une cohorte de journalistes venant troubler le calme de sa méditation spirituelle.

Accompagné de son épouse, Miha, l'Imperatore prit place dans ses appartements habituels, à l'allure très dépouillée et modeste mais qui n'en restaient pas moins chaleureuse. Il était là jusqu'à dimanche, pour la messe. De quoi profiter avec son épouse d'une retraite estivale paisible.


Sa Majesté Impériale, Vittorio Gino Cesare Bonaparte-Colonna di Savoia-Carignano, Imperatore de Frôce et Madagascar.


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Drago Srdjanevic
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Re: Sainte-Cité Cathare

Message par Drago Srdjanevic » 30 juil. 2017, 10:36

La messe du dimanche était un rituel peu habituel pour les vrais croyants cathares. Mais Drago avait décidé de l'instaurer en la Sainte-Cité, afin que les non-initiés, habitués aux pratiques catholiques, puissent participer.

La veille, il était allé saluer l'Imperatore, dont la venue était un signal extrêmement positif pour les pastelites. Il avait donc décidé de faire un office organisé justement autour de de la Protection et le Sacrifice des Forts, sans pour autant insister sur l'analogie avec la fonction impériale.

L'office se déroula sur la Place centrale. Quelques centaines de fideles et de badauds attendaient justement. Drago commença, lorsque l'assistance se tut.


- Bonnes Gens, croyants et non-croyants,

Bienvenue en la Maison Commune de la Sainte-Cité.

Vous le savez, l'histoire des croyants pastelites se joint à la grande Histoire de Frôce. J'ai donc souhaité aujourd'hui placer notre réflexion commune sous le signe d'un épisode marquant de l'Histoire. Celui de la persécution des Cathares de Frôce par les Catholiques de France.

Je ne reviendrais pas sur les faits historiques, que chacun aura le loisir de lire et interpréter selon sa volonté.

J'aimerais cependant m'attarder sur un concept qui, vous le savez, est justement fondateur de notre croyance. Cette valeur qui doit nous ouvrir le Royaume céleste, c'est le Sacrifice. Il s'agit d'un devoit moral pour le Fort, qui s'impose à lui pour rendre grâce à l'Humilité du Faible. Mais le devoir n'exclut pas la reconnaissance.

J'aimerais, afin de prêter reconnaissance aux forts qui ont protégé les faibles, vous lire un passage d'un texte non sacré.
Comme vous le savez aussi, nous autres pastelites ne considérons pas le sacré comme seule source du divin. Lisons donc ensemble cet extrait du poème "Nuit de Mai" d'Alfred de Musset, vers 7 à 37.
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les séraphins noirs t'ont faite au fond du cœur;
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
En vain il a des mers fouillé la profondeur;
L'océan était vide et la plage déserte;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort se recommande à Dieu.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.
Drago laissa quelques instants à l'audience pour saisir la forbe du texte. Puis il reprit.

- Comme vous pouvez le ressentir au travers du fameux mythe du Pélican, les grands sacrifices permettent à ceux qui ne vivent pas dans le dénuement, d'accéder à l'humilité en se refusant les bénéfices de leur puissance. Ceux qui protègent les faibles réalisent les plus grands sacrifices.
Et les croyants de notre Maison Commune les remercient profondément. Le Salut attend ceux qui font preuve d'humilité et de sacrifice.

Il circula dans l'assemblée.

- Je passe maintenant parmi vous. Ressentez en vous ce que cette lecture vous a prodigué, ce qu'elle vous a apporté de Bien. Et ceux qui se sentent grandis, croyants ou non, peuvent se joindre à moi sur le centre de la place. Je vais prononcer les paroles du sacrement du Melhorament.

Il jeta un oeil furtif à l'Imperatore et à son épouse, leur signifiant qu'il avait apprécié leur présence.




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