Elections générales 88 : Débat sur l'économie

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Riccardo Finacci Núñez
Président de la Commission Électorale
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Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Riccardo Finacci Núñez » 10 juil. 2017, 19:33

Règles :

Ce débat compte pour toutes les élections, les indépendants qui ne se présentent que pour les mairies ou provinces sont donc conviés.
Maximum 12 interventions par parti ou tendance idéologique, le nombre d'intervenants n'est pas limité
Les journalistes neutres sont autorisés à intervenir.
Pas plus de 250 mots par message, sinon il ne compte pas. Comme il n'y a pas encore de compteur sur le forum, celui-ci fera foi : http://www.compteurdelettres.com/mots.html
Interdiction qu'une liste poste deux fois de suite
Les journalistes ne sont soumis à aucune limite de mots ou d'interventions
Interdiction d'éditer son message

- Début du débat : Mardi 11 juillet
- Fin du débat : Vendredi 14 juillet

Les messages postés avant ou après les dates d'ouverture ne comptent pas



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Claude Morvan
Député fédéral
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Claude Morvan » 11 juil. 2017, 12:50

L'Etat fédéral dispose de la capacité de lever l'impôt. Il est de notre devoir de rétablir la confiance des frôçeux en l'impôt, qui est un lien de solidarité entre citoyens. L'impôt doit être protégé de l'exil fiscal, mais il doit néanmoins rester compris et expliqué, et centré sur ceux qui ont réellement les moyens de le payer.

L'impôt sur les sociétés sera modulé en fonction du réinvestissement des bénéfices dans l'économie par l'entreprise. Il n'est pas normal qu'une entreprise qui innove, embauche, prends des risques paye autant d'impôts qu'une entreprise qui se contente d'accumuler de l'argent pour le redistribuer à des actionnaires. Elle peut le faire, mais dans ce cas, elle assume le fait qu'elle doive payer plus d'impôts pour contribuer au bien commun. L'impôt doit également avoir du sens.

Nous mettrons en place une contribution fiscale sur les Robots Remplaçant les Travailleurs (RRT) finançant en partie l'agence fédérale de l'emploi que nous créerons. Dans notre société robotisée et automatisée, il n'est pas normal qu'un automate qui remplace un travailleur ne paye pas d'impôts.

Dans le sens inverse, nous diminuerons l'impôt pour les retraités de 5% ainsi que la CSP salariale de 2%.


Député fédéral Terroirs & Solidarité | Ancien gouverneur de Tyrsénie | Ancien maire de Gagliano


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Aritz Alves Alarcón
Vice-gouverneur
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Aritz Alves Alarcón » 11 juil. 2017, 16:50

Liste RPL :

Sans vouloir vous être désagréable, Monsieur Morvan, je vais devoir vous contredire. Vous prétendez vouloir redonner aux citoyens la confiance en l’impôt alors qu’intrinsèquement, l’impôt tel que nous le connaissons aujourd’hui en Frôce relève du vol. Vous aurez bien du mal à redonner confiance en l’État alors qu’il fait toujours davantage les poches des citoyens, qui ont pris conscience de cette réalité.

Au RPL, nous considérons que l’impôt progressif constitue une atteinte à la propriété privée, cette dernière impliquant autant les revenus d’un individu que son patrimoine mobilier. On nous dit souvent que l’impôt permet d’aider les classes populaires alors qu’en réalité c’est tout l’inverse. Il ne fait que porter atteinte à la propriété des citoyens sur le fruit de leur travail. Il ne faut pas se leurrer : l’imposition en Frôce n’est pas du tout un problème pour les plus aisés. Ceux qui en souffrent directement, ce sont les classes moyennes des premières tranches. Je trouve donc particulièrement abject de venir dire ici qu’il faudrait que les Frôceux se satisfassent de notre système d’imposition actuel.

Le RPL propose le remplacement du système actuel par l’instauration d’une flat tax à taux bas. Autrement dit, nous voulons l’imposition à taux unique dont les effets bénéfiques seraient nombreux : simplification du Code fiscal, hausse des recettes grâce à la disparition des niches fiscales, fin de l’évasion fiscale et donc de l’exode de valeur mais surtout un système moralement et socialement beaucoup plus juste. On allège ainsi les classes populaires d’un boulet importable.




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Philippe Richard
Electeur
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Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Philippe Richard » 11 juil. 2017, 17:48

Je trouve, M.Alves, votre discors très contradictoire. D'abord, vous venez nous expliquer que l'impôt progressif atteint à la propriété privée puis vous dites que les classes moyennes et populaires souffrent de l'impôt. Devons-nous comprendre que vous voulez faire payer les plus aisés autant que les plus modestes ce qui serait purement catastrophique pour les finances publiques? Nous considérons que ce système fiscal, certes pas parfait, permet - et nous souhaitons emplifier cela - de faire payer les plus aisées pour que les plus modestes reçoivent des allocations. En revanche, l'UPP vous rejoint sur un point : nous devons baisser les impôts qui pèsent sur les plus pauvres. Ainsi, l'impôt sur le revenu sera réequilibré. Nous diminuerons les taxes sur les classes populaires et nous les augmenterons pour les classes les plus riches.
Pour rester dans l'imposition, nous créerons une taxe déforestation qui, dans un but purement environnemental, limitera le déboisement. Nous augmenterons également la taxe sur les transactions financières. Pour les tranches les plus élevées, nous revaloriserons l'Impôt de Solidarité sur la Fortune. La taxe sur l'importation de produits pétroliers sera également revalorisée.

Dans un but de protection des salariés, l'État fédéral mettra en place un plan d'investissement de 2 milliards d'euros pour les entreprises en faillite ainsi qu'un plan de nationalisation provisoire des sites industriels sur le point de fermer.


Ancien Ministre fédéral et provincial

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Anastasia Mendoza Ojeda
Gouverneur
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Anastasia Mendoza Ojeda » 11 juil. 2017, 18:05

Le RPL veut nous faire croire que l'impôt non progressif profitera aux classes populaires ? Il faudra m'expliquer en quoi passer de 0 ou 2% à un taux à deux chiffres constituera un profit.

La flat tax peut avoir certains mérites lorsqu'on use de sa forme négative ou lorsqu'on y adjoint un abattement significatif, mais soyons clairs, elle n'aidera pas plus les plus démunis qu'un taux d'imposition progressif à 0 ou 2 %.

L'urgence pour les plus démunis, ce n'est pas une réforme de la taxation, c'est le revenu universel, nous devons faire cesser la culpabilisation moralisatrice, si les chômeurs ne retrouvent pas d'activité, ce n'est pas par paresse, c'est par manque d'offres et si les patrons ne recrutent pas, ce n'est pas par perfidie mais car l'utilité d'une embauche est de plus en plus faible du fait de la robotisation.

Le revenu universel, c'est reconnaitre l'utilité de chaque individu par delà le travail, c'est un remède contre la pauvreté, c'est la libération des esprits.

Nous n'y parviendrons pas en 18 mois, vous le dire serait un mensonge et le CUL tient au langage de vérité, il faudra un mouvement progressif, et le premier d'entre eux doit être une augmentation du RMG et du nombre de ses bénéficiaires pour installer cette idée dans les esprits.



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Louis Barthélémy
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Louis Barthélémy » 11 juil. 2017, 19:54

Liste ADF :

Monsieur Alves, d’un côté vous nous dites que l’impôt progressif est injuste car il est une atteinte à la propriété privée et pénalise les plus riches. De l’autre, vous nous présentez l’impôt proportionnel comme un outil miracle, équitable, capable d’augmenter les recettes avec la disparition des niches fiscales et la fin de l’évasion fiscale.

Pardonnez-moi, mais c’est un peu utopique. En effet, et je suis d’accord avec vous sur ce point, l’impôt progressif, sous couvert de vouloir résoudre les inégalités, s’appuie lui-même sur une inégalité. Cette inégalité réside dans le fait d’ignorer la propriété privée, qui est le fruit de la grande réussite de nos sociétés modernes, pour la rendre commune.

En revanche, concernant l'impôt proportionnel, si le système est « juste » en théorie, il est trop « simpliste » en pratique : l’égalité est une chose, l’équité en est une autre. Prélever 10% à un foyer qui touche 1200 pluzins n’a pas le même impact que pour un foyer qui touche 6000 pluzins : sans seuil minimal, vous taxez plus lourdement les bas revenus. Et même si une flat tax aurait à court terme des effets stimulateurs sur l’économie en attirant notamment des capitaux étrangers, la surimposition des classes moyennes ne peut conduire qu’à un plafonnement de l’exonération. De plus, vous augmentez le pourcentage de la population imposée tout en diminuant la recette fiscale.

A l'ADF, nous souhaitons un impôt qui pénalise moins les classes moyenne et qui encourage les plus aisés à investir dans l'économie innovante.


Louis Barthélémy

Maire d'Amaki
Député fédéral ADF
Vice-Gouverneur d'Antsiranana
Membre de l'Alliance Démocrate Froçeuse (ADF)


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Aritz Alves Alarcón
Vice-gouverneur
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Aritz Alves Alarcón » 11 juil. 2017, 21:07

Liste RPL :

Nous avons là un apanage très clair de l'idéologie économique d'une gauche conservatrice et institutionnelle. Cela fait bien longtemps que l'impôt n'est plus une contribution aux charges communes. C'est devenu une arme de redistribution inégale.

Le RPL estime que la justice fiscale consisterait à rendre tous les citoyens égaux devant la charge fiscale, puisqu’elle est destinée à payer la fourniture de biens publics qui, par définition, servent tout le monde indifféremment et aléatoirement. L’impôt de capitation devrait donc s’imposer. Saviez-vous que la DDHC évoquait, dans son article 13, la proportionnalité de l'impôt ? L’ère de la progressivité pénalise certes la richesse, mais bien plus encore la réussite, le mérite, l’effort ou le talent.

Monsieur Barthélémy, le système de flat tax n’est pas simpliste, il est simple. La simplicité a du bon, surtout lorsqu’il s’agit de fiscalité. Évidemment, les taux que vous évoquez sont bien supérieurs à ce que le RPL envisage, puisque nous voulons une flat tax équivalente à 2% du SMC brut. Soit un impôt envisageable y compris pour les classes populaires que vous évoquez.

Madame Ojeda, sur un raisonnement économique ramené à l'échelle d'un État, un delta qui peut paraître dérisoire aux yeux d'un individu non averti est en fait colossal sur le plan fiscal. Mais cependant, je vous rejoins sur la nécessité de créer un revenu universel, ce que le RPL fera en lieu et place des prestations de Sécurité Sociale. Dès lors qu’il existe une redistribution et une protection collective, celle-ci doit être universelle mais libre.





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Anastasia Mendoza Ojeda
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Anastasia Mendoza Ojeda » 11 juil. 2017, 21:44

L'argent n'est pas signe de talent. Un chirurgien qui a sauvé des milliers de vies peut être nettement moins bien payé qu'un PDG qui a fait subir des pertes à son entreprise, et pourtant si on me demande lequel de ces deux êtres est le plus indispensable à la société, je penche nettement pour le premier.

La fiscalité progressive c'est demander à chacun un effort adapté à ses moyens. Prendre 2 % à un bénéficiaire du RMG, c'est forcer sa famille à manger exclusivement des nouilles en fin de mois, prendre 2 % à un milliardaire, ça n'a rien d'un effort, quand bien même certains d'entre eux tenteraient encore de nous faire pleurer sur leur sort. Demander un peu plus au milliardaire pour que les démunis puissent avoir une existence un peu plus heureuse, ça n'a rien d'une injustice.

D'ailleurs je doute très franchement que vous pourrez maintenir le taux de votre "flat tax" à 2 %. L'impôt sur le revenu c'est grosso modo 32 % des recettes fiscales provinciales, vous devrez donc réduire le budget de 32 % et vous engager à ne réduire aucun autre impôt, j'ai beaucoup de mal à y croire, voyez-vous.



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Karl Lacroix-Hanke
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Karl Lacroix-Hanke » 11 juil. 2017, 22:19

Le danger de l'universalité, comme l'a dit Louis, c'est qu'il n'est ni égalitaire, ni équitable. Le système actuel, tant sur la protection sociale que sur l'économie est basé sur un principe solidaire.

C'est à dire que celui qui peut contribuer plus, contribue plus. Celui qui ne le peut pas, contribue dans une moindre mesure.
Nous ne sommes pas dans un monde formidable ou tout le monde est riche et peut se payer une assurance santé privée. En ommettant au passage le coût astronomique que cela aurait lorsque l'on parle de maladies graves, voire orphelines ou pour les personnes âgées.

La réalité, pas l'utopie, Monsieur Alves, c'est que nous avons une majorité de gens qui ne sont pas de Rotschild. Vous et moi, les riches et les modestes, sommes tous frôceux, tous dans le même bateau.
Ce que les riches paient au titre de notre économie permet de faire grandir les plus modestes, de leur permettre à eux aussi de réussir. C'est ça la solidarité, un beau principe humaniste qui nous fait progresser. Et cela s'oppose à l'élitisme.

Et n'allez pas croire que les gens modestes ne font pas d'effort. Je suis pompier, je peux vous dire que dans une caserne, beaucoup donnent le meilleur d'eux-mêmes pour un salaire normal. Ils brillent moins, certes, mais ils n'en sont tout aussi méritants.



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Aritz Alves Alarcón
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Re: Elections générales 88 : Débat sur l'économie

Message par Aritz Alves Alarcón » 11 juil. 2017, 22:29

Liste RPL :

L’argent n’est pas synonyme de talent mais chaque individu doit disposer de la liberté de bénéficier des fruits de son travail. Alors bien-sûr, il est toujours possible de caricaturer comme vous le faites avec l’exemple du sempiternel patron qui fait perdre de l’argent à son entreprise et à ses salariés… Mais au RPL, nous pensons à l’ensemble de ces citoyens qui sauvent des vies, créent de l’emploi et contribuent à l’intérêt général en toute honnêteté. Certains se sentiront récompensés par la reconnaissance, d’autres par l’argent, c’est comme ça. En aucun cas l’État n’a le droit de priver chaque individu de cette liberté.

Au RPL, nous ne croyons pas en la redistribution et notre système de flat tax n’exempte en rien chaque citoyen de contribuer à l’effort commun. La flat tax favorise la participation de tous les citoyens à l’effort fiscal, tandis qu’en France comme aux États-Unis par exemple, 1 % des contribuables paient environ 40 % de l’impôt sur le revenu. Est-ce ça l’égalité et la démocratie ?

La flat tax a beau être dépeinte sous des coutures peu flatteuses par les politiciens institutionnels, elle n’en demeure pas moins un impôt simple et transparent. La flat tax, c’est une double révolution démocratique : d’une part elle oblige l’État à rationaliser son intervention, aujourd’hui inefficace et coûteuse, et d’autre part elle honore la liberté de se voir récompenser de sa réussite, en tournant le dos à la fiscalité confiscatoire.

Le pouvoir et la liberté rendus aux citoyens, voilà le maître mot.




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