Nous sommes sous la IXème législature. Période de jeu : 01/04/098 au 30/09/099.
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Les personnages clés :
Exécutif Fédéral :

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Autres :


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L'étoile noire

En version numérique ou papier, les journaux frôceux ont encore un bel avenir devant eux. Les kiosques sont toujours aussi nombreux.


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Alain Chouillard
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L'étoile noire

28 déc. 2018, 13:23

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Journal hebdomadaire animé par des journalistes indépendants proches du Mouvement National-Anarchiste. Y sont abordés l'actualité, la doctrine et la philosophie anarchistes ou encore la vision d'autres tendances de l'anarchisme.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

28 déc. 2018, 21:39

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Interview de Jean Bournay, figure de l'anarcho-communisme frôceux 28/12/096


Alain Chouillard interviewait cet après-midi Jean Bournay, fondateur du Front Communiste Frôceux et figure de l'anarcho-communisme en Frôce.


Bonjour Jean Bournay. Vous incarnez en Frôce le porte-parolat de l'anarcho-communisme. Qu'est-ce qui vous a mené vers cette philosophie très particulière ?

Bonjour Alain Chouillard. Ce qui m'a mené à cette philosophie c'est d'abord un constat : celui d'une Frôce inégalitaire et d'un monde encore pire, ravagé par la guerre, l'individualisme et j'en passe. Et c'est ensuite un philosophe, Pierre Kropotkine, entre autres qui m'a mené à penser que l'anarcho-communisme était la voie à suivre. Il m'a convaincu, si on veut simplifier, par ce qu'on pourrait résumer ainsi : l'anarchisme pour la liberté, le communisme pour l'égalité. Partant de là, il a fallu développer cette philosophie en laquelle je crois, avec des morceaux de Marx, d'Engels, de Bakounine, etc. Ce qui m'a mené à l'anarcho-communisme, c'est finalement l'anarchisme et le communisme à deux échelles différentes, pour une évolution complète de la société, croyant -sans doute à tort - que l'anarchisme est nécessaire mais qu'il ne fait pas tout et que le communisme est complémentaire à l'anarchisme à l'échelle collective globale, là où l'anarchisme - même l'individualiste de Stirner - est inefficace, le mot est cependant un peu fort, peut-être. L'anarchisme, lui, agit sur l'individu, l'émancipe, le libère, naturellement, là où le communisme seul est inefficace.

Vos références sont les mêmes que celles des Nationaux-Anarchistes. Tout comme nous, on a certainement qualifié vos idées de paradoxales, certains parlant même d'oxymore. Alors, associer l'anarchisme avec le communisme, comment arrivez-vous à le justifier concrètement sur le terrain, notamment auprès des Anarchistes libertaires ?

Oui, on nous a souvent traité d'irréalistes, et je l'entends encore aujourd'hui. Concrètement ce que je peux répondre aux anarchistes libertaires, c'est qu'il y a dans notre monde, une société humaine. Nul ne peut le nier. Cette société humaine est composée d'individus aux capacités diverses. Voilà quelque chose aussi qui est indéniable. Eh bien, pour que cette société soit égalitaire et libertaire, il faut certes l'anarchisme, c'est à dire la liberté de penser, de vivre, et d'agir sans contrôle permanent ou oppression quelconque -morale ou coercitive- mais il faut aussi l'égalité, c'est à dire le communisme. Stirner pensait que l'anarchisme suffisait puisque si on agissait tous dans notre intérêt -c'est la pensée égoïste dans le bon sens du terme- alors chacun aurait sa part. Cependant au vu de la diversité humaine, il est selon moi -c'est un avis entièrement personnel et très discutable- impossible d'arriver à cela. De plus, chaque vision globale de l'anarchisme libertaire revient à un contre-anarchisme, puisque à l'instar de la pensée stirnérienne, on imagine toute la population suivant le même cheminent idéologique, la même pensée.

Or l'anarchisme réclame la diversité. Pour ce faire, je ne vois qu'une solution : le communisme qui assurerait seul à chacun, un égal partage et une égale liberté mais qui, associée à l'anarchisme, assurera à chacun, un équitable partage : Un travail selon ses capacités, une répartition selon ses besoins. Concrètement, donc, je justifie l'association de l'anarchisme et du communisme, par la complémentarité des deux qui ne sont, à mon sens, qu'utopie quand ils sont désunis : sans l'anarchisme, le communisme se change en conformisme matériel (chacun reçoit et travaille de manière égale), sans le communisme, l'anarchisme se change en conformisme moral (chacun pense la même chose pour être libre et égal aux autres). Les deux unis, on a une liberté apportée par l'anarchisme et une équité par le communisme : Plus besoin de tous être égoïstes pour être égaux et libres ; plus besoin d'être asservis à l'égalité stricte pour être qui on veut.

Vous avez déjà participé à plusieurs reprises à un gouvernement fédéral. Pensez-vous réellement que la solution aux maux que vous combattez puisse être institutionnelle ?

Bien sûr, sinon je n'aurais fait le choix de m'investir en politique. Engels comme Marx, qui étaient de sacrés révolutionnaires, pensaient qu'il était parfois possible de passer par la voie institutionnelle. Je crois que nous vivons en Frôce une situation semblable à celle de l'Allemagne au temps de ces deux-là. C'est à dire que nous pouvons changer les choses par la voie institutionnelle. Le FCF défend un changement constitutionnel entre autres, parce que la révision de la Constitution est possible en Frôce. Peut-être que je me trompe royalement -ou, au vu de notre Constitution impérialement- mais je crois que la voie institutionnelle est possible sans toutefois refuser la voie révolutionnaire même si je la crois trop encline à l'excès dans nos sociétés pour m'y risquer, mais je la soutiendrais évidemment. Enfin, je m'éparpille ! Pour revenir au coeur du sujet, je crois qu'en offrant l'égalité à ceux qui vivent sur le sol frôceux, en offrant la liberté à ceux-là, en changeant l'éducation obligatoire pour une éducation moins teintée de morale et de prêt-à-penser, je crois qu'en faisant cela, nous pouvons faire changer les mentalités et préparer la voie au communisme libertaire ou anarcho-communisme, car on ne passera pas de notre société embourgeoisée à une société libre et égale en un claquement de doigt -c'est la part de communisme de ma pensée. De même, on ne passera pas du mode de pensée individualiste à une pensée bienveillante, tolérante, etc du jour au lendemain. Et je crois qu'en montrant des petites parcelles de ce qu'est la société communiste libertaire, on pourra avancer sans "bond en avant".

Ces parcelles ce sont l'égalité dans l'accès au soin, que j'ai instauré par le remboursement intégral des frais de santé par la Sécu, ce serait la légalisations des zones autogérées et des communautés anarchistes que nous proposons depuis des années aux élections provinciales, la possibilité d'autogestion dans les entreprises, etc, etc. Voilà pourquoi je crois en la voie légaliste parce que c'est avancer, à petits pas certes, mais c'est avancée à la vitesse humaine ; car je ne crois pas l'humain capable de rapidité quand il s'agit d'une telle révolution. A aller trop vite, par la voie révolutionnaire sans préparation ou coercitive, nous ne prouverons qu'une énième fois que la révolution ne dure qu'un jour.

La plupart des Anarchistes défendent une société autonome organisée de manière locale. Après votre élection à la tête de la Communauté des communes valenciennes, peut-on s'attendre à ce que de fortes prérogatives soient concédées à chacune des communes de ce grand ensemble ?

Bien sûr, j'ai déjà décrété un partage des pouvoirs pour les communes. Comme il n'y a plus de cadre légal et que les communes disparaissent je vais proposer la création de communes qui seront des associations dont le fonctionnement et le mode d'élection sera entièrement à la charge de ceux qui la composent. J'avais déjà proposé de telles mesures pour les associations lycéennes lors d'un débat à ces élections, le groupe FCF avait déjà défendu une réforme constitutionnelle avec une telle possibilité, je veillerais donc à appliquer ce fonctionnement à la Communauté des Communes Valenciennes et qu'en son sein, les prérogatives et les budgets soient décentralisés à l'encontre de ce que voudrait la réforme constitutionnelle contre laquelle, partout le FCF est monté au perchoir et a voté contre. Pour les plus d'un million et demi d'habitants de la Communauté, que la droite et le centre voudraient nommer métropole, je leur assure qu'ils ne perdront pas de pouvoir mais qu'ils en gagneront avec 70% du budget communal qui restera dans leurs caisses, en plus d'une aide de la Communauté pour les communes les plus pauvres. De plus ils gagneront du pouvoir car ces 70% de budget communal sera à des associations autogérées, aussi longtemps que le FCF gouvernera la Communauté, où les élus auront des mandats impératifs et pourront être destitués, où l'initiative populaire existera et où chacun aura son mot à dire.

Que vous évoquent la victoire de la droite et la nomination d'Olivier Brimont comme Chancelier ? Quelle sera votre action durant ce mandat ?

La victoire de la droite m'évoque bien sûr l'impression d'avoir raté quelque chose, d'avoir manqué quelque chose, d'avoir démérité. Olivier Brimont a été élu et en soi, c'est une défaite, d'un autre côté au vu de ce qu'il est capable de faire, j'espère que ça aura l'effet d'un vaccin pour les électeurs frôceux. Quant à mon action durant ce mandat, je ne sais pas encore exactement. D'abord il faudra, au niveau métropolitain, organiser la nouvelle Communauté, c'est un travail important sur lequel le FCF a l'entière responsabilité, il faudra préparer, comme je vous l'ai dit, l'organisation plus démocratique de la Communauté. Ensuite, du point de vue provincial, au vu de notre augmentation de sièges, nous espérons pouvoir défendre et produire de nouveaux textes, notamment sur le code pénal pour légaliser l'appartenance à une zone autogérée sans argent, nous espérons aussi pouvoir réduire le temps de travail, permettre une transition d'une entreprise patronale à une entreprise autogérée par le vote des travailleurs, entre autres. Du point de vue fédéral, on ne peut qu'espérer tenter de réunir la gauche pour faire front commun contre le droite et raisonner la CUL qui se montre très opportuniste actuellement. A ce niveau-là, on ne pourra rien faire de plus sinon tenter quelques propositions de loi avec l'aide de la LGU. Voilà ce que j'espère que sera mon action durant ce mandat.

Une petite question d'actualité pour terminer cette interview. L'Europe est en train de s'embraser, prise dans le courant des gilets jaunes initié chez nos voisins français. On y observe une action parfois très violente. Prônez-vous la violence pour lutter contre le capitalisme ? Détruire une banque ou un supermarché, est-ce pour vous un acte militant à cautionner ?!

Un acte à cautionner, ça peut paraître absurde à dire. C'est tout de même ce qui semble un acte qu'il faut faire puisque sans ça, les nations ne réagissent pas, prennent vos revendications pour des rêves illusoires ; quand vous cassez une banque ou un supermarché, quand les voitures commencent à brûler, quand il faut envoyer des blindés, enfin on applique des mesures, enfin le capitalisme recule. Dans ce cas, dans notre société, la violence matérielle -non physique- fait avancer la cause dans certains cas. C'est dur à dire mais nous sommes dans des régimes où la politique se fait par le discussion et le cassage de vitrine. Alors oui, le cassage matériel, je cautionne, parce que c'est le seul moyen de discuter avec nos élus, il n'y a qu'à voir le peu de discours qu'avait Von Bertha quand il était Chancelier, il n'y a qu'à voir comment agit le Maire d'Aspen face aux revendications. Tant qu'il n'y aura pas de violences ou que les citoyens ne les auront pas boutés des hauts postes, il n'y aura pas de discussion possible, il n'y aura pas de changement possible. Soit on utilise la violence, soit on utilise les urnes. J'ai décidé de dédier mon action par les urnes tout en ne condamnant jamais la violence. La première violence et je l'ai toujours dit que ça soit pour défendre les heurts à l'usine Pegaso d'Aspen ou à San Juan contre le projet de la CUL, c'est celle du capitalisme, la seconde violence n'est qu'une sorte de cri poussé pour survivre et pour tenter d'exister aux yeux des décisionnaires. Donc résolument, je cautionne et j'approuve cette violence d'autodéfense contre le système, contre la société, cette violence quand elle ne s'adresse qu'au matériel, celle-ci si noble qui n'a jamais foutu des migrants dans des charters, cette prétendue violence qui n'a jamais mis des familles à la rue, qui n'a jamais assassiné, exploité, oppressé ; celle-là je la soutiens.

Jean Bournay, merci de nous avoir accordé de votre temps.

Avec plaisir, merci à vous également, Alain Chouillard.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

02 janv. 2019, 22:16

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Le régime brimontiste pleure des vitre cassées... Mais ne s'émeut pas de visages défigurés ! 02/01/097


Heureusement que le ridicule ne tue pas... Sinon les laquais du pouvoir autoritaire de l'État frôceux reposeraient six pieds sous terre depuis belle lurette !

Même si aucune reconnaissance du raid punitif organisé cette nuit sur l'Hôtel de Police d'Aspen Nord n'a été faite par les anciens occupants de la Zone Autogérée d'Aspen Est, on peut aisément effectuer le rapprochement entre ces quelques vitres cassées et le déchaînement de violence opéré par la police lors de l'évacuation de ladite Zone Autogérée.

Qu'il est amusant de voir les sbires les plus prolifiques du régime autoritaire représenté par Brimont s'émouvoir et monter au créneau pour quelques vitres cassées... Tandis qu'il y a seulement quelques jours, c'est dans l'anonymat le plus complet que les policiers dépêchés sur la Zone Autogérée d'Aspen Est ont ratonné quelque 150 Anarchistes pour les évacuer d'un terrain abandonné qu'ils occupaient. Ce pour le simple motif qu'ils ne reconnaissaient pas l'autorité de l'État frôceux. Rappelons donc à tous ces chantres désuets du pouvoir que quelques vitres cassées ne représentent rien face à une multitude d'humains qui ont été tabassés en règle par la police, sur l'ordre direct de l'État fédéral.

Nos camarades n'embêtaient personne. Ils avaient décidé de se réunir sur un terrain laissé à l'abandon depuis des décennies pour exercer leurs libertés les plus fondamentales et intégrer un mode de vie bien éloigné du capitalisme ambiant qui règne dans le centre-ville de la capitale. Sur une poussée de zèle, le maire et son petit copain Chancelier ont donc décidé de mettre fin à ce mode de vie paisible en décidant de dépêcher sur place des policiers surarmés et en surnombre, avec la consigne de blesser autant de résidents que possible. Quelle justification peut-on décemment trouver à ce raid mené par les pouvoirs publics ? Les Nationaux-Anarchistes de la Zone Autogérée d'Aspen Est représentaient-ils un risque pour la sécurité publique, alors même qu'ils ne sortaient quasiment jamais de la zone occupée ? Bien qu'en possession de drogue et d'armes pour seulement une poignée d'entre eux, méritaient-ils d'être maltraités, piétinés, défigurés et lynchés ? Ce combat gratuit et injustifié des pouvoirs centraux envers une petite communauté d'individus trouve son inspiration dans une idéologie capitaliste totalitaire, qui vise à éliminer tous ceux qui refusent la soumission audit capitalisme. Et après, ils osent nous parler d'État de droit ?

Alors oui, peut-être bien que certains Anarchistes encore en liberté ont décidé, dans un élan de colère, de se venger en s'attaquant symboliquement au bâtiment occupé par leurs oppresseurs. N'oublions pas que face aux exactions commises sur l'humain par les policiers aspinois, les victimes n'ont répliqué qu'en détruisant du matériel. Tout au plus quelques milliers de dégâts provoqués sur une façade vitrée. C'est un peu David contre Goliath ; cette lutte rappelle d'ailleurs celle du peuple palestinien, se battant quotidiennement pour sa survie en répliquant aux bombes sionistes par des jets de cailloux. Et même dans ce cas-là, les partisans du dominant s'émeuvent des cailloux et pas des bombes, cherchez l'erreur.

Ne comptez pas sur nous pour tomber dans les polémiques futiles déclenchées par le régime de Brimont. On se fiche totalement de ces bouts de verre qui ont été détruits. Nous ne pensons qu'à nos camarades, injustement tabassés et emprisonnés car ils refusent de se soumettre à l'ordre établi. Nous continuerons à combattre l'oppresseur, en rappelant que nous sommes disposés à rendre coup pour coup.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

03 janv. 2019, 01:28

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Billet d'humeur : Vous avez dit... État de droit ? 03/01/097


Nous n'aurons jamais de cesse d'affirmer que "droit" et "État" ne peuvent décemment être inscrits dans la même phrase. Les réactions indignes de l'oppresseur et de ses partisans suite à ces quelques vitres cassées dans un commissariat aspinois en sont la preuve.

S'il y a un principe essentiel en justice frôceuse, c'est bien la présomption d'innocence qui perdure jusqu'au procès pour tout prévenu. Oui mais en fait, non. La présomption d'innocence en Frôce n'est pas une réalité, c'est un droit à géométrie variable. Lorsqu'on écoute parler le sinistre Chancelier Brimont s'exprimer, on se rend bien compte que dans sa tête, les mis en cause sont déjà coupables. Lui et ses laquais pensent déjà aux sanctions qui, selon eux, seront prononcées. Ce avant même de penser à l'investigation et au travail des enquêteurs. Évidemment, il le font en prônant la sévérité la plus extrême, laissant penser qu'endommager quelques vitres fait de ses auteurs de véritables criminels.

Pendant ce temps, nous n'avons pas entendu Brimont et l'encore plus sinistre personnage De Salvo - prétendument maire d'Aspen - s'exprimer sur la violence extrême dont ont fait preuve les cowboys qu'ils ont dépêchés sur la Zone Autogérée d'Aspen Est, envers des individus qui n'avaient pour se défendre que des lances pierres et des bouteilles de bière. Rappelons que 15 résidents ont été blessés, tous victimes d'abus policiers en tous genres. Le dispositif déployé pour mettre à sac une zone occupée par des individus qui ne portaient aucunement atteinte à l'ordre public porte à controverse. La violence policière semble être une constante de notre époque, et pas que chez nos voisins français.

Tandis que le régime autoritaire de Brimont s'émeut de quelques vitres brisées tout-en se félicitant d'avoir lynché des citoyens avec un arsenal policier démesuré et ultraviolent, nos camarades sont encore, pour la majorité d'entre eux, à l'hôpital. Certains seront défigurés à vie, piétinés par des rangers ou blessés gravement par des tirs de flashballs. D'autres souffrent de traumatismes lourds comme des fractures. Mais qu'importe pour le clan Brimont, de toute manière ils sont déjà définis comme coupables et tout ce qui les attend, ce sont des mois voire des années de prison.

La prison, c'est peut-être aussi ce qui attend Jean Bournay, pour avoir eu l'affront de contacter directement le Chancelé Brimont pour plaider la cause des prévenus de l'attaque du commissariat. L'oppresseur n'aime pas être contesté. Tout comme Hitler déporta les penseurs libres qui contestaient sa politique, Jean Bournay risque de finir derrière les barreaux pour avoir contesté Brimont. Il est beau, l'État de "droit".

Ce billet d'humeur me vaudra sûrement, aussi, des menaces policières/politiques/judiciaires de la part de l'oppresseur. Mais qu'importe. Ils ne viendront jamais à bout des Libertaires. Notre courage fait notre force. Nos désirs font désordre.

A.C.



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Re: L'étoile noire

04 janv. 2019, 18:05

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Interview d'Alain Chouillard, National-Anarchiste engagé 04/01/097


Marina Lopez, journaliste libre de l'Étoile Noire, interrogeait aujourd'hui Alain Chouillard, idéologue et militant national-anarchiste engagé.


Bonjour Alain Chouillard. Vous avez l'habitude d'intervenir en tant que chroniqueur et éditorialiste pour L'Étoile Noire. Être interrogé par votre propre média, ça doit vous faire bizarre ?

Bonjour Marina, je ne dirais pas bizarre mais plutôt inhabituel. Mais c'est un plaisir pour moi d'être interrogé aujourd'hui par un média pour lequel j'oeuvre au quotidien. Le chemin vers la popularisation du national-anarchisme est encore long, il nous faut donc multiplier les contenus pédagogiques et initiateurs.

Justement, on a quand-même l'impression que le national-anarchisme retient toutes les attentions depuis les bavures policières qui se sont produites sur la Zone Autogérée d'Aspen Nord. Vous regrettez que la mise en lumière du mouvement se soit faite ainsi ?

Tout d'abord, recentrons les éléments dans leur contexte. Aucun National-Anarchiste n'a cherché à faire parler de lui. Les Nationaux-Anarchistes ont toujours su faire preuve de discrétion, que ce soit à Aspen ou partout ailleurs, y compris chez nos voisins. La ratonnade opérée par le gang des trois, De Salvo - Cazevielle - Brimont, était totalement gratuite et injustifiée. Des individus se rejoignant sur le plan philosophique avaient décidé de mettre en place une communauté de vie alternative, loin des affres du capitalisme et de l'autorité du régime, sur un terrain privé qui n'était plus utilisé depuis plusieurs décennies. Pourquoi être venus soudainement emmerder toutes ces personnes qui n'ont à aucun moment porté atteinte à l'ordre public ? On ne va quand-même pas me dire que De Salvo a soudainement eu envie d'utiliser ce terrain, de le réquisitionner pour y implanter un projet municipal ? Je tiens également à rappeler que le propriétaire du terrain n'a, à aucun moment, demandé l'évacuation de ce dernier. L'action entreprise par le gouvernement et la mairie était illégale et moralement infondée. Donc oui, nous avons gagné de la notoriété grâce à ça. Mais à quel prix ? Certains de nos camarades sont mutilés à vie à cause de la brutalité des policiers de Cazevieille. Nous ne sommes pas disposés à sacrifier les nôtres pour faire les gros titres. C'est assez loin de notre philosophie.

Toutefois, ce raid mené par les forces de police du régime ont tout de même permis de remettre sous le feu des projecteurs la question de la violence policière...

Oui, bien évidemment. Mais la violence policière, n'oublions pas qu'elle est connue de tout le monde depuis belle lurette. Par l'oppresseur évidemment, mais aussi par les victimes. Par essence, la police est une force d'oppression, qui doit faire usage de la force pour rétablir un pseudo "ordre public". Police et violence vont de pair. La police, c'est le dernier rempart de l'État oppresseur, celui qui agit pour amenuiser les libertés du peuple, et bien sûr prioritairement de ceux qui refusent de se conformer à l'ordre établi. Cela, tout le monde le sait. Le fait est que jamais personne, outre au sein de la communauté anarchiste, n'a eu le cran de se soulever pour qu'une bonne fois pour toutes, nous arrêtions de subir les violences de l'État. Aujourd'hui, une prise de conscience semble s'opérer à ce niveau, tant mieux. Mais la prochaine étape, ça va être d'agir. Et on ne mettra pas fin à l'oppression en restant dans notre coin, si vous voyez ce que je veux dire.

Vaincre l'oppression, cela passe-t-il seulement par la neutralisation de la police, ou pensez-vous qu'il faille aussi faire tomber le gouvernement ?

Il faut faire tomber le gouvernement. Des gouvernements, nous en avons connu de nombreux depuis 088. Mais l'arrivée de Brimont au pouvoir marque également l'immixtion d'un autoritarisme décomplexé à la tête de l'État. Et avant de détruire l'État dont nous contestons la légitimité, bien sûr qu'il faudra faire sauter Brimont et sa clique. Nous ne devons pas avoir de scrupules, face à un régime qui n'en a aucun à faire tabasser délibérément ses opposants politiques sans motif valable. Mais je vais vous le dire, Brimont j'en fais une affaire personnelle. Amenez-le moi en face et je me chargerai de le pulvériser une bonne fois pour toutes. Ensuite, tous les laquais de Brimont que sont les ministres à la Cazevielle partiront d'eux-mêmes la queue entre les jambes. Nous sommes à l'aube d'une insurrection populaire contre l'autoritarisme, ils vont tous partir. Sans leur maître à penser, de toute façon ils ne sont rien du tout.

Quel type de mouvement doit-on mettre en place pour parvenir à cet objectif ?

Il faut mener une guerre d'usure, les forcer à s'en aller d'eux mêmes. Il faut que pour chaque zone autonome démantelée, une nouvelle s'ouvre. Il faut que pour chaque bavure policière, des représailles aient lieu. Il faut que pour chaque déclaration d'un suppôt du régime, un militant libertaire réponde. Rendre coup pour coup, voilà la tactique à adopter. Ils se fatigueront par eux mêmes, ne vous en faites pas. N'oubliez pas que ce sont eux qui ont déclenché la guerre contre leur propre peuple, pas nous. Et c'est eux qui perdront.

D'ailleurs, Jean Bournay vient d'annoncer l'ouverture d'une Zone Autonome Permanente à Farellia...

Oui tout à fait, d'ailleurs je salue son initiative. Le projet qu'il a mis en place est tout à fait compatible avec notre manière de voir la vie en communauté libre. Et en ce sens, les Nationaux-Anarchistes y participeront. De nombreux militants de Farellia sont déjà sur place et comptent s'y établir. Cette ouverture de ZAP en appelle à d'autres. Je suis en pourparlers avec plusieurs maires attachés à l'autonomie et aux libertés. D'autres zones vont être ouvertes, dans toutes les provinces. Et nous avons déjà un projet en cours à Aspen pour remplacer la ZAP d'Aspen Nord. J'ai pu lire les commentaires très spirituels de De Salvo sur son réseau social. Il prétend que chaque ZAP de Transalpie sera réprimée et neutralisée par la force. Je lui réponds qu'à chaque fois, la réponse sera proportionnelle aux actes de la police, et que chaque fois, une nouvelle ZAP verra le jour en ramplacement.

Vous êtes donc prêts à côtoyer au sein de ces ZAP des militants anarchistes d'une idéologie différente de la vôtre ?

Bien sûr. L'exemple de Christiania au Danemark est le plus parlant, puisque y vivent des anarcho-syndicalistes, des green anarchists, des anarcho-communistes et des libertaires plus traditionnels. Nous prônons la même chose en Frôce. En ce sens, nous allons nous rapprocher des groupes proches de l'anarcho-communisme prôné par Jean Bournay. En ces temps, il convient d'unir nos forces face à la machine infernale du capitalisme d'État. Il nous faut massifier la mobilisation, ouvrir le plus de ZAP possible pour que nous puissions tous vivre selon notre propre conception des choses. Et je pense qu'il faut que nous ouvrions ces ZAP aux citoyens non libertaires, il est important de savoir tendre la main à chacun. C'est en faisant le nombre que nous ferons sauter le verrou de l'État.

Jean Bournay prétendait qu'un projet libertaire pouvait tout à fait s'imposer par la voie des urnes. Vous y croyez ?

Sur ce point précis, je suis en désaccord avec Jean Bournay. Nous ne reconnaissons pas la légitimité des élections car elles font partie intégrante des processus institutionnels. C'est aussi ce qui nous distingue des mouvements ouvriers socialistes. L'urne de vote, c'est un peu comme une boîte à esclaves. Rappelons que l'élu trahit toujours l'électeur et que les représentants désignés ne représentent pas réellement ceux qui les élisent, contrairement à ce qu'ils peuvent prétendre. L’élection, c'est donc une pratique conservatrice : le vote est présenté comme un moyen de changer la société, mais c’est toujours la même classe dominante qui reste au pouvoir et maintient, à peu de nuances près, le statu quo. Et puis participer aux élections ou simplement voter, ce serait accepter l'existence de l'État et le fait que l'on puisse être rémunéré pour défendre des convictions politiques. Le Mouvement National-Anarchiste que j'ai fondé est très clair sur ce dernier point, d'ailleurs : nous refusons que la politique rapporte un seul centime de Pluzin. Contrairement à d'autres mouvements libertaires, je tiens à rappeler que nous ne possédons pas de permanent rémunéré. Tous nos militants sont bénévoles, et comptent le rester dans le cas où il faudrait appliquer un projet libertaire.

Une dernière question sur un tout autre sujet, pour terminer. Olivier Brimont déclarait récemment, je cite : "La loi c'est ce qui permet à chacun de vivre égal à l'autre au sein de notre société, de vivre en sécurité". Qu'aimeriez-vous y répondre ?

Que nous n'avons pas du tout la même définition de la loi (rires). Je vais vous donner une définition plus sincère de ce qu'est la loi aujourd'hui : une arme redoutable à la disposition de l'État oppresseur pour anéantir ses opposants, et faire en sorte que certains vivent mieux que d'autres au sein de notre société, tout-en instaurant un climat sociétal délétère et instable. Et je tiens à rajouter une chose : ils peuvent utiliser la loi autant qu'ils veulent pour nous réprimer. Nous serons toujours là. Nous reviendrons et nous vaincrons. L'Anarchiste n'est pas réputé pour être peureux, nous assumerons toujours nos actes.

Alain Chouillard, merci de m'avoir répondu.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

05 janv. 2019, 18:15

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À Salusa, le Gouverneur de Catalogne se couvre de ridicule 05/01/097


Le Gouverneur de Catalogne Julien Citron a annoncé cet après-midi le déploiement d'un dispositif policier draconien autour de la Zone Autogérée de Salusa Est, établie sur un terrain privé avec l'accord de son propriétaire.

Les miliciens du régime ont été envoyés sur place alors que les activités de la Zone Autogérée ne perturbaient en rien l'ordre public, consigne ayant été donnée aux résidents de ne pas sortir du champ investi. Julien Citron a tenté, en vain, d'opérer un chantage envers le propriétaire du terrain, lui demandant de déclarer la manifestation. Ce dernier lui a opposé une fin de recevoir, la loi n'obligeant en rien de déclarer un événement ayant lieu sur un terrain privé. Menaçant alors d'empêcher tout ravitaillement alimentaire du périmètre, le Gouverneur Citron a rapidement compris que le propriétaire avait prévu le coup et s'était doté de denrées alimentaires qui permettraient aux résidents de tenir plusieurs mois.

Encore une fois, un représentant institutionnel fait preuve de mégalomanie et ordonne des actions policières illégales envers des opposants politiques. Un recours sera prochainement déposé auprès de la Cour Suprême, pour "atteinte à la liberté de circulation", les policiers empêchant en effet quiconque de pénétrer ou de sortir de cette propriété privée sans raison valable. Les occupants du champ ont également fait savoir que tout acte de violence policière donnera lieu à des ripostes proportionnelles aux agressions.

Alain Chouillard, figure du national-anarchisme, sera présent sur les lieux dans la soirée aux côtés de figures catalanes de l'anarcho-communisme, de l'écologie socialiste et de l'anarchisme individualiste. Ces derniers devraient tenir un discours à l'intérieur de la Zone Autogérée.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

09 janv. 2019, 16:09

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Frôce Magazine, mise en danger de la crédibilité journalistique 09/01/097


Le journal libéral Frôce Magazine a aujourd'hui publié un article teinté de fausses informations et d'approximations au sujet des Nationaux-Anarchistes. En tant que vrais journalistes indépendants, nous allons donc balayer en quelques lignes les intox diffusées par ce média gouvernemental.

Tout d'abord, il serait utile de rappeler que le mouvement qui s'élève en Transalpie et en Catalogne contre la violence policière n'est pas peuplé que de militants nationaux-anarchistes. Ce sont des Anarchistes de tout courant mais aussi des citoyens non politisés qui ont participé au rassemblement à Aspen, qui a dégénéré à cause de la police. Même chose pour la Zone Autogérée de Salusa Est, qui a été évacuée illégalement par la police sur ordre de Julien Citron : ses résidents n'étaient pas seulement des Nationaux-Anarchistes. Rappelons que Jean Bournay, qui n'est pas national-anarchiste, a notamment apporté son soutien aux initiatives de créations de ZAP. Nous pouvons aussi évoquer le soutien d'Antonio Velsaco Pérez, républicain antsiranais septiman, qui n'a rien d'un militant national-anarchiste.

Ensuite, Frôce Magazine oublie de préciser que son poulain Julien Citron a ordonné l'intervention des forces de l'ordre sur un terrain privé alors que ses occupants n'apportaient aucun trouble à l'ordre public et qu'aucun élément n'était en sa possession pour justifier une intrusion "préventive" sur ce dernier. Il serait aussi légitime de rappeler la violence avec laquelle les policiers catalans ont passé à tabac les résidents, qui n'ont eu que leurs mains pour se défendre.

Par ailleurs, les militants libertaires n'espèrent pas "débouter les gouvernements de Transalpie et de Catalogne pour avoir le champ libre" comme le prétendent les journalistes de Frôce Magazine. Ces derniers se battront jusqu'au bout pour faire valoir leurs droits les plus essentiels, qui ont été bafoués par le gouvernement fédéral ainsi que les gouvernements catalan et transalpien. Les Libertaires n'abdiqueront pas tant que les responsables politiques concernés ne seront pas condamnés pour leurs actions illégales, et que liberté ne sera pas rendue aux emprisonnés.

Enfin, il serait bon de mettre en avant le fait que ceux qui s'autoproclament garants de la loi sont les premiers à l'enfreindre quand il s'agit de neutraliser leurs adversaires politiques. C'est en ce sens que des militants anarchistes ont décidé de faire reconnaître les fautes commises par Citron devant la Cour Suprême, organe qu'invoquent à l'envi les individus de son espèce quand il s'agit de justifier des actes injustifiables.

Offre spéciale : toute personne nous apportant la preuve de son désabonnement du média "Frôce Magazine" se verra offrir un abonnement d'un an à notre édition papier (24 numéros par an, valeur de l'abonnement = 24 Pluzins). Profitez-en aussi pour recycler tout le papier inutile de Frôce Magazine !


Edit du 09/01/097 à 23H02 : effectivement, M. Velasco Pérez est septiman, merci au très spirituel M. Cazevielle de nous l'avoir fait remarquer... Mais aussi de ne pas essayer de faire passer une faute de frappe pour une tentative de fake news. Nous laissons ce plaisir à Frôce Magazine ! Erreur reconnue et corrigée. Si Frôce Magazine voulait corriger toutes les erreurs dans son dernier article, il faudrait tout effacer.



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

11 janv. 2019, 19:40

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Quand l'autocratie se braque, la liberté l'emporte toujours 11/01/097


La Cour Suprême vient de reconnaître que les actions menées par la police catalane sur la ZAP de Salusa Est étaient illégales. Le gouvernement catalan a été condamné pour ces agissements inadmissibles et nous nous en félicitons. Par ailleurs, nous sommes aussi soulagés que nos camarades puissent retrouver leur liberté. Selon nos informations, la zone sera réinvestie par des militants dès demain matin.

Alors même que Julien Citron feint d'envisager de démissionner suite à son excès de pouvoir, son Guide Suprême, le sinistre Chancelier Olivier Brimont, l'a exhorté de se maintenir coûte que coûte, ce malgré son impopularité énorme en Catalogne. Le Roi recadre ses valets, quoi de plus naturel ? Brimont s'est offusqué de la réaction de certains militants en colère à Casarastra mais a oublié de condamner les actes illégaux commis par la police catalane sur la ZAP de Salusa. La Cour de Brimont montre ainsi qu'elle n'hésitera pas à se torcher le derrière, quand ça l'arrange, avec les lois qu'elle prétend vouloir faire respecter.

Tout comme chez nos voisins français, le Guide Suprême autoproclamé est dans une situation très délicate. Tout devrait pousser ce régime autoritaire et oppresseur à rendre les armes, mais tout sera mis en oeuvre par ce dernier pour parvenir à ses fins : la neutralisation de ses opposants politiques. Aussi, a-t-on appris avec amusement que notre rédaction ferait prochainement l'objet d'un contrôle fiscal et judiciaire. Il nous tarde, nous le reconnaissons, de voir la tête des policiers qui viendront nous rendre visite, lorsqu'ils verront nos ordinateurs fonctionnant sur Windows 98 et nos bureaux récupérés à la déchetterie d'Aspen Arnavaux. Évidemment, nous n'avons rien à cacher et ils ne trouveront rien pour nous incriminer. Mais leur but, par cette opération, est de retourner l'opinion publique contre nous, en laissant penser que nous aurions des liens avec de supposées activités illégales.

En France comme en Frôce, même combat. Continuons à battre le pavé et à refuser la violence policière face à un régime policier et autocratique. Toutes leurs persécutions et autres manipulations ne nous atteindront pas. Ce ne sont pas bandits en cols blancs comme Brimont, Citron ou De Salvo qui pourront nous empêcher de nous battre pour nos idéaux, ceux de la liberté, de la justice sociale, de l'autogestion et de l'autonomie locale. Le peuple c'est nous, pas eux. C'est à nous d'écrire l'histoire !



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Alain Chouillard
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Re: L'étoile noire

26 mars 2019, 22:20

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Alain Chouillard : "Je me suis déplacé aux urnes pour voter Bournay" 26/03/098


Pour la première fois de ma vie, j'ai pris une décision très forte. Celle de me livrer au jeu des élections, que j'ai toujours farouchement combattu. Oui, je me suis rendu aux urnes ce matin, après avoir expressément sollicité ma carte d'électeur. J'ai fait un geste qui me parait historique pour le mouvement national-anarchiste : j'ai voté pour un candidat.

Ce candidat que j'ai choisi, c'est Jean Bournay. Le raisonnement est limpide : nous arrivons à un tournant historique de notre raison d'être. Depuis 088, les citoyens n'ont de cesse de constater que leurs libertés s'amenuisent, tous les mandats fédéraux depuis 10 ans ayant été calamiteux ; tous sans exception. Bien-sûr, je crois toujours que le changement ne pourra pas passer par les institutions. Je n'ai pas changé, rassurez-vous.

Simplement, je pense que nous livrer au jeu de ce mécanisme électoral que nous contestons car il est élitiste, injuste et vecteur de soumission, est un premier pas que nous nous devons de faire pour que notre cause soit davantage entendue par les citoyens "non initiés". Amenons nos concitoyens à notre cause en nous livrant au jeu électoral, c'est aussi comme cela que nous pourrons démontrer à quel point ce dernier est injuste.

Alors, pourquoi avoir opté pour Jean Bournay, alors que certaines de nos idées sont plutôt antagonistes avec celles de ce dernier ? Les raisons sont multiples. Voici synthétiquement ce qui m'a décidé à franchir le pas :

- Si le FCF et le MNA sont en désaccord sur la solution libertaire à apporter à ce que nous subissons, tous deux se rejoignent sur le constat suivant : l'État fédéral nuit aux libertés de chacun et la solution pour que chaque individu puisse trouver sa place dans notre société est d'opter pour une forte décentralisation des pouvoirs.

- Jean Bournay est le seul à avoir eu le courage d'apporter publiquement et sans équivoque son soutien aux initiatives de Zones Autogérées qui ont fleuri il y a un an, alors que l'État policier de Brimont et ses laquais comme Citron assommaient les militants libertaires d'une répression dont la violence était inédite jusqu'alors.

- Nous estimons que les projets conduits par Jean Bournay dans la commune dont il est l'administrateur vont dans le sens des libertés individuelles et du bon vivre ensemble. Un exemple que chaque maire serait bien inspiré de suivre.

- Au milieu de tous ces nababs en col blanc, Jean Bournay apparaît comme un responsable politique authentique et proche des problématiques populaires.

Cette déclaration ne vaut pas soutien à toute l'action politique de Jean Bournay, mais il s'agit d'un message d'ouverture fort que je lui envoie. L'ensemble des mouvements libertaires devrait s'unir pour lutter contre la pelleteuse capitaliste et élitiste du PAS, de l'ADF, du PETA et du PLC.

Prochainement, je solliciterai Jean Bounay pour lui proposer un projet commun. Celui de créer un véritable front libertaire pour réunir l'ensemble des militants anarchistes. Qu'ils soient nationaux-anarchistes, synthésistes, anarcho-communistes, anarcho-syndicalistes ou green ecologists.

Alain Chouillard



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