Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

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Caroline di Savoia-Carignano
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Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Caroline di Savoia-Carignano » 20 août 2017, 01:57

https://www.contrepoints.org/2017/08/02 ... socialisme

Je vous partage un petit article fort pertinent et détaillé sur le sujet d'actualité qu'est le Venezuela.

Le Venezuela, ce pays au régime socialiste sanguinaire tant admiré en France, de l'extrême-gauche crypto-communiste à la gauche bobo. Un "modèle" souvent mis en avant, notamment par Mélenchon depuis quelques années, parfois même vanté par Marine Le Pen.

L'auteur de cet article démontre de manière assez simple à quel point le Venezuela est l'image de l'indigence du modèle socialiste :
- Absence de libertés individuelles
- Inaptitude à gérer le potentiel offert par les ressources naturelles du pays
- Omniprésence étatique ayant pulvérisé la capacité économique du pays et en premier lieu des ménages
- Fuite monétaire
Etc.

Dommage, pour un pays qui avait pourtant un potentiel de croissance intéressant. Aujourd'hui, sa population est la plus démunie d'Amérique du Sud, et de loin la plus réprimée.

"Un exemple à ne jamais reproduire ailleurs."

Un deuxième pour la route : https://www.contrepoints.org/2017/08/08 ... socialisme




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Anaïs Bérenger
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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Anaïs Bérenger » 20 août 2017, 19:36

Le régime bolivarien du Venezuela a accompli une politique de lutte contre la pauvreté qui s'est révélée efficace, mais trop dépendante des recettes du secteur des hydrocarbures. L'économie n'a pas su se diversifier pour accroître sa solidité face aux risques.

Je ne pense pas qu'il faille réduire la responsabilité des maux actuels du pays à l'élite dirigeante post-chavez. L'opposition bourgeoise de droite soutenue par les Etats Unis nous a montré de quoi elle pouvait être capable pour prendre le pouvoir (2002) et il y a manifestement une stratégie de la tension opérée contre ce pays pour démettre Maduro et faire revenir le Venezuela dans le pré-carré étatsunien et son aire d'influence.

Au delà du simple prisme idéologique, la grille de lecture géopolitique me paraît plus pertinente pour comprendre ce qui se passe.

On en saura plus avec le recul du temps, mais je ne serai pas étonné de voir la main de la CIA traîner quelque part dans l'affaiblissement du pouvoir en place... Ils ont pu le faire auparavant avec Allende etc.., il peuvent toujours le faire.

Sur le sujet de la liberté, le Venezuela compte des médias privés qui n'hésitent pas à balancer des attaques ad hominem vulgaires contre Maduro comme ils l'ont fait contre Chavez au risque de troubler l'ordre public.
Et les opposants de la rue sont les premiers à faire usage de la violence tout en bloquant les axes de circulation.

Moi il y a un truc qui me fera toujours sourire, c'est la propension des groupes de médias occidentaux concentrés en oligopole et leur manière de traiter l'information. Ils mettent opportunément la lumière sur une situation de conflits internes à pays étranger de manière ponctuelle, en répétant l'information à de multiples reprises, pour en faire la une et en accroître l'importance sur une échelle de priorité qu'ils définissent eux mêmes, puis black-out total pour passer à autre chose sans parler de l'après-crise. Mais je digresse.

Il est vrai que le socialisme peut être un frein à l'extension du marché, donc du confort matériel et de la satisfaction des besoins opérée par la logique marchande, mais raisonner de manière aussi catégorique sur son "absurdité" me paraît aller vite en besogne. Le marché est efficace dans un cadre précis, c'est certain, mais il est des strates d'une société qui est exclue de l'activité économique et qui a pour ce faire besoin de l'accompagnement des services publics pour subvenir aux besoins élémentaires et s'intégrer au reste.
Les pays socialistes latino, en améliorant l'accès à la santé, à l'éducation et aux autres domaines du développement humain, ont su accompagner les plus précaires, et c'est déjà une réussite.


Anaïs Weil-Bérenger

Ministre fédérale de la Protection sociale
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Caroline di Savoia-Carignano
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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Caroline di Savoia-Carignano » 20 août 2017, 20:26

Le régime bolivarien du Venezuela a accompli une politique de lutte contre la pauvreté qui s'est révélée efficace, mais trop dépendante des recettes du secteur des hydrocarbures. L'économie n'a pas su se diversifier pour accroître sa solidité face aux risques.
La politique de lutte contre la pauvreté n'a été efficace que sur le court terme malheureusement, on ne peut décemment pas la vanter.

En ce qui concerne la dépendance aux hydrocarbures, le régime totalitaire de Chavez a au contraire très mal géré cette précieuse ressource, s'exposant excessivement à la concurrence et gérant assez mal la réserve nationale. D'autres exemples ont montré que l'on pouvait rendre viable une économie sur le long terme malgré sa dépendance à un seul secteur d'activité, et ça le Venezuela n'a pas su le faire.
Je ne pense pas qu'il faille réduire la responsabilité des maux actuels du pays à l'élite dirigeante post-chavez. L'opposition bourgeoise de droite soutenue par les Etats Unis nous a montré de quoi elle pouvait être capable pour prendre le pouvoir (2002) et il y a manifestement une stratégie de la tension opérée contre ce pays pour démettre Maduro et faire revenir le Venezuela dans le pré-carré étatsunien et son aire d'influence.
L'opposition est avant tout motivée par une volonté d'indépendance, de liberté et de démocratie. On ne peut ainsi la réduire à la droite prétendue "bourgeoise", aujourd'hui cette opposition rassemble des dizaines de formations politiques de tout bord, y compris d'anciens partisans du régime. De plus, raisonner par la lutte des classes me parait complètement déconnecté de la réalité, c'est bien là le problème chronique des idéologistes socialistes. Et la recherche d'un ennemi absolu et commun (en l'occurrence les USA) l'est tout autant.
Sur le sujet de la liberté, le Venezuela compte des médias privés qui n'hésitent pas à balancer des attaques ad hominem vulgaires contre Maduro comme ils l'ont fait contre Chavez au risque de troubler l'ordre public.
Oui enfin il faut aussi voir le sort qui est réservé à ces fameux médias. Le Venezuela figure en queue de peloton du classement mondial de la liberté de la presse. Aujourd'hui, celui qui trouble l'ordre public, c'est Maduro. Car il s'accroche coûte que coûte au pouvoir sans le soutien de son peuple, il oblige ce dernier à descendre dans la rue, n'hésitant pas à tirer à vue sur lui. Comme si dans une dictature socialiste comme le Venezuela, le peuple pouvait s'émanciper par la voie des urnes ou je ne sais quoi d'autre...
Moi il y a un truc qui me fera toujours sourire, c'est la propension des groupes de médias occidentaux concentrés en oligopole et leur manière de traiter l'information. Ils mettent opportunément la lumière sur une situation de conflits internes à pays étranger de manière ponctuelle, en répétant l'information à de multiples reprises, pour en faire la une et en accroître l'importance sur une échelle de priorité qu'ils définissent eux mêmes, puis black-out total pour passer à autre chose sans parler de l'après-crise. Mais je digresse.
Il n'y a pas que ces fameux médias pour s'informer (je les déteste tout autant), mais nier ce qu'il se passe réellement là-bas en pointant la subjectivité médiatique, c'est se voiler la face.

Il est vrai que le socialisme peut être un frein à l'extension du marché, donc du confort matériel et de la satisfaction des besoins opérée par la logique marchande, mais raisonner de manière aussi catégorique sur son "absurdité" me paraît aller vite en besogne. Le marché est efficace dans un cadre précis, c'est certain, mais il est des strates d'une société qui est exclue de l'activité économique et qui a pour ce faire besoin de l'accompagnement des services publics pour subvenir aux besoins élémentaires et s'intégrer au reste.
Les pays socialistes latino, en améliorant l'accès à la santé, à l'éducation et aux autres domaines du développement humain, ont su accompagner les plus précaires, et c'est déjà une réussite.
J'aimerais que ce constat soit réaliste mais la vérité est tout autre. Il n'y a qu'à voir le niveau sanitaire déplorable des pays socialistes ou anciennement socialistes en Amsud et centrale, il n'y a qu'à voir la situation des administrations (avec des fonctionnaires soit pas payés, soit au "chômage technique") et globalement le niveau de liberté accordé à la population (religion, presse, accès aux services, ouverture au monde...). Les dictateurs comme Maduro et Castro dorment sur des sacs de billets, ils ont maintenu leurs populations dans des situations arriérées et les ont privé de leur potentiel en leur confisquant tout, c'est bien dommage...




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Philippe Richard
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Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Philippe Richard » 23 août 2017, 22:15

Je pense que la responsabilité n'est pas rejeté sur le socialisme en lui même. Nous voyons là les effets néfaste de l'extrémiste (gauche et droite confondu). Ce n'est pas le socialisme qui pousse les syndicats ouvriers à manifetser contre le président Maduro. Ce dernier use de l'image chaviste pour transformer un pays au fort potentiel économique en un état policier et repressif. Preuve que le socialisme n'est pas à blâmer, parmi les membres de la table démocratique, on trouve des partis sociaux-démocrates.
Si le socialisme est absurde, il s'agit du socialisme du XIXème siècle à savoir celui de Mélenchon et sa compagnie soit-disant insoumise.


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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Mats Maessen » 05 sept. 2017, 19:16

Je pense que la véritable absurdité est d'analyser la situation du Venezuela à travers le prisme de l'idéologie, vu que c'est pour moi avant tout une question de régime. Le Venezuela est un régime autocratique qui reposait principalement sur la personnalité d'un seul être humain, en l'occurrence Hugo Chavez. Tout le système était pensé pour tourner autour de lui, et était destiné à s'effondrer à sa mort. De la même manière que le système russe actuel s'effondrera au moins en partie après la mort de Poutine.
De ce fait, ça n'a pas grand chose à voir avec le socialisme. Le socialisme idéologique (théorisé par Marx, donc) est censé fonctionner autour d'une classe sociale dirigeante, et surtout pas une personne ou un parti. La social-démocratie est censée, quant à elle, reprendre les codes des régimes démocratiques libéraux en y introduisant les principes politiques du socialisme.
Le Venezuela n'est donc ni socialiste ni social-démocrate. C'est une quasi-dictature qui se cache derrière un discours de gauche.


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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Amandine Smith » 05 sept. 2017, 21:39

Mats Maessen a écrit :
05 sept. 2017, 19:16
Je pense que la véritable absurdité est d'analyser la situation du Venezuela à travers le prisme de l'idéologie, vu que c'est pour moi avant tout une question de régime. Le Venezuela est un régime autocratique qui reposait principalement sur la personnalité d'un seul être humain, en l'occurrence Hugo Chavez. Tout le système était pensé pour tourner autour de lui, et était destiné à s'effondrer à sa mort. De la même manière que le système russe actuel s'effondrera au moins en partie après la mort de Poutine.
De ce fait, ça n'a pas grand chose à voir avec le socialisme. Le socialisme idéologique (théorisé par Marx, donc) est censé fonctionner autour d'une classe sociale dirigeante, et surtout pas une personne ou un parti. La social-démocratie est censée, quant à elle, reprendre les codes des régimes démocratiques libéraux en y introduisant les principes politiques du socialisme.
Le Venezuela n'est donc ni socialiste ni social-démocrate. C'est une quasi-dictature qui se cache derrière un discours de gauche.
Je ne peux mieux dire.


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Caroline di Savoia-Carignano
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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Caroline di Savoia-Carignano » 05 sept. 2017, 22:49

Mats Maessen a écrit :
05 sept. 2017, 19:16
Je pense que la véritable absurdité est d'analyser la situation du Venezuela à travers le prisme de l'idéologie, vu que c'est pour moi avant tout une question de régime. Le Venezuela est un régime autocratique qui reposait principalement sur la personnalité d'un seul être humain, en l'occurrence Hugo Chavez. Tout le système était pensé pour tourner autour de lui, et était destiné à s'effondrer à sa mort. De la même manière que le système russe actuel s'effondrera au moins en partie après la mort de Poutine.
De ce fait, ça n'a pas grand chose à voir avec le socialisme. Le socialisme idéologique (théorisé par Marx, donc) est censé fonctionner autour d'une classe sociale dirigeante, et surtout pas une personne ou un parti. La social-démocratie est censée, quant à elle, reprendre les codes des régimes démocratiques libéraux en y introduisant les principes politiques du socialisme.
Le Venezuela n'est donc ni socialiste ni social-démocrate. C'est une quasi-dictature qui se cache derrière un discours de gauche.
Un peu facile comme point de vue, d'autant que le problème reste le même. Que le socialisme mène à la dictature ou qu'il soit utilisé par des dictateurs pour justifier l'autocratie, le problème reste le socialisme. Il n'y a malheureusement aucun exemple dans le passé ou dans le présent où le socialisme mène à une situation positive quand il est appliqué en totalité ou en partie tel que l'a pensé Karl Marx. La continuité du socialisme originel, c'est le communisme donc la dictature. Il n'y a donc pas à s'étonner que les dictateurs comme Maduro se réclament de ce dernier.

Voilà en quoi le Venezuela ou encore Cuba représentent à merveille l'absurdité du socialisme, certes dans chaque cas avec une dérive autocratique, je le conçois.

Et évidemment, rien à voir avec le socialisme à l'européenne qui n'est, comme tu en parles, ni plus ni moins que de la social-démocratie.




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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Mats Maessen » 05 sept. 2017, 23:20

Justement, dans les cas que tu cites, le socialisme n'est que "l'excuse". Et quand je dis ça, ce n'est pas pour le plaisir de vouloir dédouaner une idéologie (qui, même si j'en suis proche, n'est pas la mienne), c'est pour dire qu'il existe des tas de régimes autocratiques qui ne sont pas du tout socialistes ou même de gauche, et que l'idéologie n'a donc pas grand chose à voir avec le problème.

Après, dire que le socialisme n'a jamais été appliqué sans provoquer une dictature, c'est trompeur. Le socialisme a été appliqué au moins de deux manières dans l'histoire : soit par la voie violente (communisme soviétique et compagnie), ce qui a donné lieu à une version oligarchique du socialisme (donc éloigné de la vision de Marx, qui n'a jamais voulu qu'un parti dirige le pays), soit par la voie démocratique (la social-démocratie, donc), ce qui a donné lieu à une version libéral-compatible du socialisme, celle-là aussi éloignée de l'idée originale de Marx, vu qu'elle ne fait pas complètement la rupture avec le capitalisme.

La réalité, c'est que le socialisme n'est qu'une idée, peut-être même une utopie, mais pas un programme politique.
Aujourd'hui, en France, il n'y a plus grand monde qui est socialiste. Nathalie Arthaud l'est, et elle considèrera sans doute que Philippe Poutou ne l'est pas. Le PS n'est plus socialiste depuis longtemps, ils sont essentiellement libéraux avec un volet social, à part son aile gauche qui n'a plus rien à foutre là.
Et pour ce qui est de Mélenchon, j'estime que s'il a sans doute été socialiste de conviction pendant la majeure partie de sa vie militante et politique, il ne l'est plus aujourd'hui, ni même beaucoup de gens qui l'entourent. Le socialisme est pour moi une idéologie du 20ème siècle, et je pense que la gauche radicale actuelle est en train de faire sa mutation, de la même manière que le reste de la classe politique, pour arriver à une sorte de populisme de gauche qui s'adapte petit à petit aux nouveaux enjeux du monde (l'écologie qui passe au premier plan, la place d'internet dans la vie quotidienne, une géopolitique qui n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait avant, le capitalisme financier qui n'est pas la même chose que le capitalisme d'antan...).

Bref, le socialisme est aussi coupable de dictatures que le conservatisme ou le libéralisme. Et je ne vois pas les gens montrer Pinochet du doigt en disant "regardez ce qui se passe quand on vote à droite!".


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Re: Le Venezuela, représentation parfaite de l'absurdité du socialisme

Message par Caroline di Savoia-Carignano » 06 sept. 2017, 10:14

Il y a quand-même une sorte de flou qu’entretient la gauche autour de ces régimes autocratiques, notamment en France. On sait Mélenchon admirateur de Chavez et Castro, Castro ayant aussi disposé d’une cote de popularité importante au sein du PS il n’y a pas si longtemps. Il y a des idéalistes partout et pas que du côté de la gauche, je pense que l’attachement qui est voué à ce type de régime est avant tout idéologique, heureusement, plutôt qu’une certaine sympathie pour la dictature.

Après je te rejoins sur le fait que le socialisme idéologique, tout comme le libéralisme idéologique par exemple, n’est qu’une utopie. C’est vrai que dans les faits, la théorie est difficilement applicable car elle ne peut pas s’adapter au contexte que nous connaissons.

Pour Mélenchon, j’ai un avis légèrement différent, dans la mesure où il y a deux types d’électeurs de Mélenchon : les nouveaux électeurs qui voient en lui une certaine capacité à répondre aux enjeux du monde comme tu le dis (et qui souvent n’ont absolument aucun passif socialiste ni même de gauche), et les électeurs originels, souvent issus du PCF ou de divers mouvements d’extrême-gauche, qui sont encore très idéologistes.

Après, je ne pense pas que Mélenchon soit plus enclin à répondre aux enjeux que les autres de notre classe politique. La France Insoumise est une bulle au même titre que La République En Marche ou le FN. Tous appartiennent au même système politique qui est fondamentalement éloigné des intérêts citoyens. Mélenchon est bon car il a été plus intelligent que les autres : son populisme a davantage capté les « oubliés » traditionnels de la politique, sans vraiment lui faire perdre son électorat originel essentiellement composé de fonctionnaires et de jeunes. Si on le remarque davantage que les autres, c’est tout simplement car c’est lui qui aboie le plus fort.

Macron a fait dans le populisme lui aussi, avant de trahir son électorat dès le lendemain de son intronisation. Hollande aussi dans une moindre mesure en 2012. Au final, dans ce système oligarchique, les perdants c’est toujours nous.

Et concernant Pinochet, pour moi il était davantage nationaliste que conservateur, et c’était un dictateur tout aussi méprisable que son prédécesseur Allende ou que n’importe quel autre dictateur. C’est pour ça que je n’aime pas raisonner par droite/gauche, il y a seulement ceux qui sont dictateurs et ceux qui ne le sont pas.




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