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Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

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Riccardo Finacci Núñez
Président de la Commission Électorale
Messages : 1423
Enregistré le : 09 mai 2017, 20:46

Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

25 oct. 2019, 22:17

Règles du débat : viewtopic.php?f=288&t=4810


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Vincent De Salvo
Messages : 460
Enregistré le : 20 nov. 2017, 20:15

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

29 oct. 2019, 19:48

PLC 1/3

Bonsoir à toutes et à tous,

Ce débat est d'une grande pertinence.
Le principe de violences sexuelles est tellement abject que les responsables politiques ont le devoir de prendre ce sujet avec le plus grand des sérieux pour éradiquer ce fléau.

Ma position est évidemment très ferme et je pense que la chose la plus importante à faire pour aller vers l'éradication des violences sexuelles est de les punir le plus sévèrement possible. Il ne peut pas y avoir de meilleur effet dissuasif.

Mais il y a un problème sous-jacent, qui est un frein énorme dans le combat contre les violences sexuelles. C'est que les victimes ont souvent peur de leur bourreau ou honte que les gens sachent les sévices qu'elles ont subis. De ce fait, elles se taisent et beaucoup trop d'agressions restent impunies. De plus, ces victimes accumulent un mal être qui ruine leur vie, il ne faut pas être un grand psychologue pour savoir que vider son sac fait du bien et aide à reprendre le dessus.
Il faut donc par tous les moyens inciter les victimes à parler. Il faudra de la pédagogie pour leur faire comprendre que c'est dans leur intérêt et dans l'intérêt de la société toute entière.

Cependant, la vigilance et le sang froid devront être de tous les instants car la vie d'une victime de violence sexuelle est gâchée mais la vie de quelqu'un accusé à tord de violence sexuelle est gâchée aussi.
Il faut, selon moi, limiter le traitement médiatique de ces affaires tant qu'elles ne sont pas jugées.


VINCENT DE SALVO

Président du Parti Libéral-Conservateur

Gouverneur de Transalpie

Député fédéral

Maire d'Aspen

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Sotirios Vasiliados
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Enregistré le : 20 oct. 2019, 14:14

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

29 oct. 2019, 21:04

PNL (1/4)

Je rejoins M. De Salvo dans sa volonté de faire preuve d'une bien plus grande sévérité à l'égard des délinquants et criminels sexuels. Si les victimes de violences sexuelles étaient assurées de voir leur agresseur croupir en prison pendant de très longues années, elles n'auraient pas cette peur intrinsèque de représailles et par conséquent, de nombreuses langues se délieraient.

Il y a déjà tout un chantier à réaliser au niveau pénal, ce dans toutes les provinces. En Tyrsènie, par exemple, une agression sexuelle est considérée comme un crime de catégorie F, mais une agression sexuelle sur personne vulnérable n'est qu'un délit de catégorie A : c'est totalement absurde. Tous les Gouverneurs ont le devoir d'uniformiser leurs codes pénaux et de catégoriser toutes les agressions sexuelles en tant que crimes, voilà la meilleure des dissuasions.

Toutefois le rôle des responsables politiques est aussi de prévenir avant de guérir. Communiquer davantage autour du fléau que constitue le viol, notamment, est une nécessité. Ces dernières années, aucune initiative n'a été prise en matière de communication à ce niveau. La meilleure prévention repose sur des témoignages réels. Il nous faut sortir les victimes de leur silence et les inciter à témoigner publiquement, quitte à ce que ça se fasse de manière anonyme. Cette méthode est déjà utilisée dans les campagnes de sécurité routière, et elle porte ses fruits.

L'État et les Provinces doivent investir ensemble dans un grand plan de prévention national qui mettrait davantage en lumière la réalité des violences sexuelles dans notre pays. Contrairement à M. De Salvo, je pense que se murer dans le silence n'est pas la solution.



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Anastasia Mendoza Ojeda
Gouverneur
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Enregistré le : 15 juin 2017, 21:18

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

30 oct. 2019, 14:15

CUL (1/4)

Une fois n'est pas coutume, je pense qu'il existe plusieurs points de consensus entre nos partis.

La parole est en effet cruciale, le sentiment d'improbabilité de se faire attraper, est un facteur principal de la criminalité, et vu la difficulté de prouver le viol, il faut non seulement que la parole soit là, mais aussi qu'elle soit rapide.

Il faut voir comment favoriser la parole, on peut bien sûr utiliser des messages de prévention à la télévision et par internet.
Mais il faut également une véritable formation des personnes chargées de recueillir les plaintes, on a eu trop d'exemple de policiers qui ont réservé un accueil particulièrement froid à des victimes violences sexuelles, cela peut aller d'une sur-exposition du pessimisme de l'agent, en passant par des remarques relevant du sexisme ordinaire jusqu'à des incidents où c'est la victime qui a fini en cellule après s'être agacée de la légèreté des agents. Même si ces cas ne représentent en aucun cas une majorité, ils sont un véritable obstacle à la libération de la parole, car ils reviennent à l'esprit des victimes au moment de se décider à porter plainte ou non.

Il y aurait plusieurs pistes à envisager, exiger une plus grande formation des agents en général, réserver la prise de plainte à certains agents spécialisés, pour décharger les agents moins formés de ce travail ou même carrément sortir du cadre du commissariat, que ce soit en général ou uniquement pour les violences sexuelles.
Mais je pense que pour une plus grande efficacité, une telle décision doit être uniforme entre les provinces, il faudra donc trouver un large consensus sur le sujet, ce qui me semble possible.


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Vincent De Salvo
Messages : 460
Enregistré le : 20 nov. 2017, 20:15

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

04 nov. 2019, 16:26

PLC 2/4

J'ai l'impression que monsieur Vasiliados n'a pas compris la fin de mon propos. Je ne parle pas de se murer dans le silence, au contraire mon raisonnement tendait à vouloir libérer la parole des victimes. Je veux parler d'affaires médiatiques qui se multiplient depuis l'arrivée de "balance ton porc".
Un exemple tout simple, le chanteur français Patrick Bruel est visé par des accusations d'agressions sexuelles. La presse chez nos voisins français fait ses choux gras de cette affaire. Le fameux chanteur est donc actuellement traîné dans la boue et si nous apprenons dans deux ans qu'il était innocent personne ne lui rendra son honneur.
Je voulais donc parler de silence médiatique durant l'instruction dans ces affaires. S'il est condamné il sera pointé du doigt à juste titre en temps voulu.

La proposition de spécialiser nos agents de police de madame Mendoza Ojeda peut paraître pertinente sur le papier mais je ne pense pas que ce soit la bonne solution.
Outre le fait qu'elle serait très coûteuse pour peu de rendement. Je fais confiance à nos fonctionnaires de police pour faire plus que correctement leur travail et je fais confiance aux responsables de notre police pour sanctionner les comportements scandaleux qu'elle dénonce.
De plus, nous arriverions à des cas dans lesquels une victime vient déposer plainte pour agression sexuelle et elle ne pourra pas le faire car le "spécialiste agression sexuelle" du commissariat est en RTT ce jour là.
Il faut essayer de dépasser les stéréotype selon lesquels nos policiers sont des brutes sans cerveau.


VINCENT DE SALVO

Président du Parti Libéral-Conservateur

Gouverneur de Transalpie

Député fédéral

Maire d'Aspen

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Sotirios Vasiliados
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Enregistré le : 20 oct. 2019, 14:14

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

04 nov. 2019, 19:17

PNL (2/4)

On peut difficilement comparer de vraies affaires de viols avec les nombreuses allégations, souvent fausses, issues du mouvement #BalanceTonPorc. Cependant, M. De Salvo soulève un point intéressant : les journalistes devraient laisser le temps de l'instruction et s'assurer que les faits de viol présumés sont confirmés avant de médiatiser une telle affaire.

L'idée de former spécialement des agents de police pour traiter les plaintes relatives aux violences sexuelles me parait pertinente, mais il conviendrait de déterminer le profil exact des agents sélectionnés pour ce faire, pour éviter qu'ils ne fassent preuve de subjectivité lors du traitement de la plainte.

Le PNL propose également l'idée de faciliter les dépôts de plainte pour ce type de faits via un système de dépôt en ligne ou a minima de préplainte, et pourquoi pas d'étendre ce nouveau système au-delà des commissariats. Je parle de le rendre possible, par exemple, dans les associations et en milieu hospitalier. L'intérêt est clairement d'offrir à la victime un environnement moins oppressant pour évoquer les faits et ainsi de libérer sa parole sans crainte d'être jugée.

À l'échelle provinciale, il serait intéressant de réfléchir à développer les séances d'éducation sexuelle en primaire et au secondaire et de prévoir des précisions sur la notion de consentement dans toutes les sources de documentation des jeunes sur la sexualité. Toujours au niveau provincial, nous proposons également la création d'unités hospitalières spécialisées dans la prise en charge psycho-traumatique des victimes de violences sexuelles.

En synthèse : il nous faut agir davantage en matière de prévention et d'éducation et en matière de prise en charge. Et là où je rejoins Mme Mendoza-Ojeda, c'est sur la nécessité de le faire via une coopération entre l'État et les provinces.



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Anastasia Mendoza Ojeda
Gouverneur
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Enregistré le : 15 juin 2017, 21:18

Re: Débat 4 PLC - PNL - CUL : Comment réprimer les violences sexuelles ?

07 nov. 2019, 02:01

CUL (2/4)

Le principe de précaution par la presse ne doit pas être spécifique aux affaires de délinquance sexuelle, de manière générale, il serait souhaitable de laisser la justice suivre son cours de manière indépendante plutôt que s'emballer au moindre élément, le principe de secret de l'instruction existe pour éviter toute hystérie collective au moindre élément ce qui est essentiel à la préservation de la présomption d'innocence, et je me désole qu'il ne soit pas suivi par la presse.

Ceci étant dit, le mouvement "Balance ton porc" ne relève pas de l'hystérie collective, mais de la dénonciation de phénomènes dont la régularité est sous-estimée, d'ailleurs beaucoup de signalements n'attaquent pas nommément de personne, pour bien démontrer que le problème est la complaisance envers le sexisme dans la société en général.
En faisant reculer la complaisance, on opère une prise de consciences sur certains comportements, et on apprend aux femmes à libérer leur parole, ce qui sera décisif pour les affaires à venir.

La suggestion du PNL sur le milieu de la plainte me semble pertinente. Contrairement à ce que penser monsieur De Salvo, il ne s'agit pas de clouer les policiers au pilori, mais comprendre qu'outre les inévitables cas de brebis galeuses, ils n'ont pas été formés à prendre en charge des cas aussi particuliers et de reconnaitre que le cadre du commissariat peut-être très intimidant.

Je pense qu'il est aussi important de redéfinir les infractions de violences sexuelles. Réfuter le qualificatif de viol sous prétexte qu'il n'y a pas acte de pénétration, peut-être un traumatisme supplémentaire pour la victime, et une incitation de plus au silence. Nous pensons qu'il doit y avoir viol dès que le consentement de la personne à un acte sexuel est absent ou vicié.


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